Tomasz Jasinski, président du Comité Jeunes de la CES, a ouvert la conférence, en soulignant, à l’instar de Julian Bir, la coordinatrice du Comité Jeunes de la CES, que « pour la CES et son Comité Jeunes, la question de la sécurité, de la stabilité et surtout de la qualité de l’emploi des jeunes a toujours été et reste une priorité, surtout en ces temps de crise économique et financière ».
Durant trois jours, des experts et des participants eux-mêmes se sont relayés pour présenter la situation des jeunes sur le marché du travail en Europe. La conférence a pu compter sur Bianca Busuioc (représentante de la Commission européenne, DG Emploi), Luca Scarpiello (membre du Bureau du Forum européen des jeunes), Marie-Anne Robberecht (experte) et Samuel Engblom (conseiller juridique de la TCO Suède) en tant qu’orateurs extérieurs. Grâce aux experts, les participants ont non seulement été informés des données statistiques relatives à la situation de l’emploi des jeunes en Europe, ont passé en revue les causes du chômage des jeunes, sa composition et les façons de le mesurer, mais ont également obtenu des informations, des conseils pratiques et quelques exemples de façons dont les jeunes syndicalistes peuvent lutter contre le chômage des jeunes et le réduire.
Marie-Anne Robberecht, une experte, a présenté les résultats de l’étude menée par le Comité Jeunes de la CES au début de 2009 qui s’articulait autour de trois thèmes principaux: 1) la situation des jeunes travailleurs en Europe, 2) les enjeux, et 3) les actions possibles et le rôle des partenaires sociaux dans ce contexte. En outre, les participants ont reçu des informations à propos de certains documents importants au niveau de l’Union européenne, notamment: la stratégie de l’Union européenne pour les jeunes: Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser 2010-2018; la nouvelle stratégie Europe 2020; l’initiative phare d’Europe 2020 « Jeunesse en mouvement » et l’accord-cadre autonome sur des marchés du travail propices à l’intégration sociale.
Bon nombre des sessions étaient interactives et exigeaient des participants qu’ils travaillent activement en petits groupes de travail aux tâches attribuées. Les personnes présentes ont non seulement discuté de la situation de jeunes sur le marché du travail dans leur propre pays et des enjeux pour les syndicalistes au moment d’aborder les conséquences, mais elles devaient également préparer un plan d’action pour de futures activités destinées à promouvoir davantage d’emplois et de meilleurs emplois pour les jeunes (au niveau de l’entreprise, mais aussi aux niveaux national et européen).
Lors de la table ronde sur de meilleures pratiques, qui s’est tenue le dernier jour de la conférence, de jeunes syndicalistes ont échangé leurs expériences et leurs bonnes pratiques en matière de situation de l’emploi des jeunes et de mesures prises par les partenaires sociaux pour promouvoir l’emploi de jeunes au niveau national. Du reste, la réunion a fourni l’occasion d’établir une coopération internationale entre jeunes syndicalistes issus d’organisations membres de la CES et d’organisations affiliées au Conseil régional paneuropéen, en dehors du cadre de la CES.
La Conférence s’est achevée par l’adoption de la Déclaration de la Conférence CES Jeunes au travers de laquelle, les jeunes de la CES réclament un « New Deal social » qui offre une garantie pour les jeunes qui inclut éducation, formation et emplois de qualité.
Voici un extrait de la déclaration:
"Nous pensons qu’il est essentiel de combiner politiques et mesures afin d’améliorer la situation des jeunes et, surtout, de les élaborer en consultation avec les partenaires sociaux et plus particulièrement avec les organisations syndicales.
Il faut combattre le chômage de longue durée par l’éducation et la formation. De la même façon, il est important de faciliter la transition entre l’école et la vie professionnelle. Du reste, des mesures destinées à éviter les abandons scolaires et à améliorer la qualité des stages et des apprentissages devraient être mises en place.
Nous pensons qu’il est essentiel que les États membres créent des conditions adéquates pour non seulement créer davantage d’emplois, mais aussi en garantir la qualité. Nous avons besoin d’emplois qui garantissent la dignité, la sécurité financière et des possibilités d’apprentissage et d’amélioration des compétences. Il faut également que l’équilibre entre la vie de famille et la vie professionnelle soit plus facile à maintenir.
La CES a un rôle crucial à jouer !
Nous avons besoin d’une CES forte pour une Europe sociale forte !"
Vous pouvez lire la version complète de la déclaration ICI
À la fin de la conférence, le Comité Jeunes de la CES a invité tous les jeunes syndicalistes européens à se montrer actifs, à mobiliser autant que possible les jeunes et à participer à la manifestation européenne du 29 septembre 2010 à Bruxelles.

